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repas commun, avant de fermer officiellement le camp

hazebrouck@lavoixdunord.fr

La manifestation avait vaguement des airs de fête des Voisins, avec un peu d’avance certes. Des tables, des chaises, des convives qui ramènent chacun un plat... C’était vendredi soir, allée Pierre-de-Coubertin, à Bailleul. Les bénévoles de l’association Flandre terre solidaire voulaient marquer le coup, pour la fermeture du camp d’accueil sanitaire à destination des migrants. « C’était vraiment une très belle aventure humaine », confie Bernard Heyman. « Une expérience extrêmement riche », « une belle leçon de vie », renchérissent d’autres bénévoles.
L’aventure, commencée le 29 novembre avec l’installation de trois tentes, près de la piscine, devait officiellement se terminer le 15 mai. Hier. « Ç’avait été dit comme ça, et c’est effectif, confirme Claire Cleenewerck, présidente de Flandre terre solidaire. On reçoit encore des appels de Calais, mais on refuse. » Plus d’arrivées, donc, mais l’association continuera de s’occuper d’une dizaine de migrants en cours de régularisation, le temps de leur trouver un logement. « Il n’y a pas suffisamment de CADA (centres d’accueil des demandeurs d’asile), pointe du doigt la présidente. On ne va quand même pas remettre à la rue des gens qui ont une autorisation de séjour... » Le camp d’accueil sanitaire de Bailleul aura, en un peu moins de six mois, accueilli une cinquantaine de migrants. Jamais plus de treize simultanément. Pas d’appel d’air donc, comme le craignaient au départ ses détracteurs. « On a tout fait pour que ce ne soit pas le cas, insiste Claire Cleenewerck. On a été très vigilant et gardé la main sur ce qui se passait ici. » L’association aura en tout cas dû revoir certains de ses postulats de départ. « On avait d’abord prévu de limiter l’accueil à une durée de quinze jours, et puis on s’est rendu compte que c’était utopique. Trop court. » La solution des tentes n’a pas non plus été très convaincante.
Avec les rigueurs de l’hiver (et même du printemps), l’association a dû se replier à plusieurs reprises vers la salle paroissiale de Saint-Jans-Cappel ou le presbytère de Steenwerck. « L’idée n’était pas de se délocaliser, assure pourtant la bénévole. Si une salle avait été disponible à Bailleul, on n’aurait jamais quitté la ville... »
Tout ne fut pas rose...
À l’heure de replier le camp, Claire Cleenewerck garde, tout frais à l’esprit, les « choses extraordinaires » que cette première expérience à Bailleul lui aura fait vivre. Même si tout ne fut pas rose. On se souvient, par exemple, lors de l’une des premières réunions de préparation, de l’incursion du collectif des Bailleulois en colère de leur tentative, ensuite, d’empêcher le montage des tentes...Quel avenir, aujourd’hui, pour l’association et surtout le camp ? « On n’est pas là pour exister à tout prix. On est là pour rendre service , indique Claire Cleenewerck. La reconduction du camp dépendra des besoins. » •

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